Samedi, c'est Orange.
Enumérons les banalités d’usage.
1) Il est difficile de gagner deux matchs d’affilée à domicile. C’est vrai, mais Chaumont avait perdu les deux confrontations à domicile à une semaine d’intervalle la saison dernière (CNVB et Marseille). La comparaison est-elle valable ? Non, Chaumont avait un peu plus tôt gagné une série contre Aix et Cambrai au mois de janvier.
2) On ne dit jamais deux sans trois. On ne dit aussi jamais trois sans quatre. Ca rassure et ça ne mange pas de pain. Avec ces deux adages, on pourrait ajouter un troisième tout aussi inutile pour analyser la situation du prochain match. « Au royaume des aveugles, les borgnes sont sourds ».
3) Le CVB a rencontré des adversaires potentiellement plus faibles et les vauclusiens sont des victimes idéales pour régaler le public chaumontais avec une quatrième victoire de rang.
Certes.
Ne faudrait-il pas cependant dépasser le stade des apparences et envisager la rencontre sous un angle différent.
Prenons l’adversaire par exemple.
Orange va-t-il se laisser presser comme les malheureux brivistes samedi dernier qui n’ont pas pris une seule fois les devants dans une rencontre qui n’a jamais tourné en leur faveur ?
Evidemment non.
Résumons les performances le l’équipe visiteuse du samedi 1 novembre. Passons sur l’épisode du premier match contre Saint Brieuc qui alimente les forums. Défaite trois à zéro dans des circonstances telles qu’il est difficile d’en tirer des enseignements sauf que la gestion d’une situation sportive commence par une situation administrative normale.
Puis les hommes de Laurent Chambertin gagnent à Brive trois set à 1 avec une équipe cette fois au complet. Enfin, une défaite à domicile trois à deux avec la rage d’être revenu à deux sets partout après avoir été mené 2 à 0. Ne parlons pas du cinquième set où les deux équipes se sont séparées sur le score de 17 à 15. Ambiance garantie à la salle des « fourches vielles ».
Pour un promu, ça n’est déjà pas si mal d’autant que le passage en national 1 n’a pas duré longtemps.
Au fait, avez-vous remarqué que l’équipe d’orange affiche une moyenne d’âge relativement élevée. Un peu plus de 30 ans. Laurent Chambertin a beau dire que l’effectif est un mélange de jeunesse et d’expérience, il faut bien reconnaître que quelques uns des joueurs ne sont pas des perdreaux de l’année. Un pointu de 42 ans en la personne du franco-camerounais Elysée OSSOSSO, le réceptionneur attaquant Rafaël PASCUAL a lui 39 ans tandis que son voisin au filet le central Christian STRELHAU a 38 années au compteur. Vous n’avez pas tout vu, le passeur TIZI OUALOU affiche sereinement 44 ans.
Rassurez-vous, en volley, c’est comme pour le permis de conduire, il n’y a pas de limite d’âge. Et puis que le reste de l’équipe retombe dans des chiffres plus raisonnables. Le libéro Kevin GRAULIERE en provenance d’Harnes à 25 ans,le réceptionneur attaquant canadien LAVIGNE en a 24 et le central Letton ZAVOTNIJS, récemment recruté, en a 24.
Après ces considérations sur les heures de vol et l’âge du capitaine, revenons sur un problème qui affecte l’entraîneur de l’équipe visiteuse. La réception se cherche un peu. Ajouter à cela un passeur, TIZZI OUALOU, qui n’arrive pas toujours à finir ses matchs et vous comprendrez que les chaumontais devraient peut être insister de ce côté si on veut voir s’égarer les ballons dans les tribunes.
Surveillons également le traitement auquel sera soumis le pointu Elysée OSSOSSO. L’équipe d’Orange joue beaucoup sur lui. Il marque régulièrement mais il y a aussi du déchet. Si dans l’alignement, il se retrouve en face de la paire CEHRA / RIBNICEK, ça va être dur pour lui. Les chaumontais font des points en contre en ce début de saison. Si les attaquants d’Orange sont déstabilisés comme Mustedanovic l’a été dans l’équipe de Brive samedi dernier, ils vont rapidement perdre pied.
Les discussions au filet pourraient vont être passionnantes. Voilà que l’on retrouve un letton dans l’effectif d’Orange. C’est ZAVOROTNIJS, prononcé en une seule fois, qui va pouvoir échanger avec ses compatriotes KARDASS et PETRUCEVICS côté chaumontais. Au fait, comment dit-on « tu m’as bien eu ! » en letton. On leur demandera.
Terminons par ce clin d’œil. Avez-vous vu l’attitude hilare de Steve PEIRONET lors d’un point contre Brive. Il manque de rattraper une balle smatchée, se relève après un plongeon désespéré et il fait admirer à la salle Jean MASSON le sourire éclatant du prince charmant. Il était content.
Espérons que cela dure longtemps.